L'encyclopedie Française

Au milieu des années 1700, deux écrivains français entreprirent d'organiser toutes les connaissances humaines. Ils ont appelé leur projet l'Encyclopédie, et c'était une traduction et une expansion massive de la Cyclopædia anglaise, ou un dictionnaire universel des arts et des sciences. Denis Diderot est le moteur du projet et est accompagné de Jean le Rond d'Alembert jusqu'en 1759.

Le projet était incroyablement vaste et soulevait des questions substantielles qui interpellent encore les chercheurs d'aujourd'hui: comment catégorisez-vous et classifiez-vous les connaissances? Faut-il présenter les arts aux côtés des sciences? Comment exactement un lecteur peut-il naviguer dans une collection d'informations de 20 000 000 mots? Le plus dur était de savoir comment imprimer la chose sans être emprisonné.

L'encyclopédie de Diderot était presque incroyablement vaste. Il a incorporé plus de 70 000 entrées, y compris des œuvres originales de Voltaire, Rousseau et d'autres sommités des Lumières françaises. De nombreux écrivains ont fourni des quantités massives de travail, presque entièrement non rémunéré, sur trois décennies.

Louis XV et le pape Clément XIII ont tous deux interdit la chose, bien que Louis en ait gardé une copie et l'ait apparemment lue. En raison de la pression politique et religieuse en France, Diderot et ses compatriotes ont dû faire passer des pages hors du pays pour les publier. La collecte de connaissances humaines n'était pas seulement un exercice académique - c'était aussi politique.

Diderot a expliqué son objectif ainsi (traduit du français original dans une entrée sur l'Encyclopédie elle-même):

Le but d'une encyclopédie est de rassembler toutes les connaissances éparpillées à la surface de la Terre, de démontrer le système général aux personnes avec lesquelles nous vivons, et de le transmettre aux personnes qui viendront après nous, afin que les œuvres de les siècles passés ne sont pas inutiles aux siècles qui suivent, pour que nos descendants, en devenant plus savants, deviennent plus vertueux et plus heureux, et que nous ne mourions pas sans avoir mérité de faire partie du genre humain.